Architecture d’agent IA : les briques à prévoir dans une PME

Pour cadrer un agent IA, commence par suivre une demande du début à la fin. Ce dessin doit montrer les informations utilisées, les actions possibles et les moments où une personne reprend la main.

Des blocs ivoire reliés par un chemin bleu passant sous une arche illustrent les étapes et les contrôles d’un agent IA.

Définir l’entrée et le résultat attendu

Choisis un déclencheur identifiable : formulaire reçu, document déposé ou demande interne. Précise les champs indispensables et les contrôles à réaliser avant de commencer.

Exemple pédagogique : un formulaire de devis contient une description et un délai souhaité. Si la description est vide, le système signale ce manque. Il ne doit pas fabriquer un besoin pour poursuivre le traitement.

Écris ensuite le résultat attendu en une phrase vérifiable : préparer une fiche pour qu’un commercial décide de la suite. Les critères de la fiche seront plus utiles qu’une consigne générale comme « gérer les prospects ».

Situer le rôle du modèle dans le processus

Indique les étapes où l’IA apporte une aide : lire un texte libre, rapprocher des informations ou proposer une synthèse. Les contrôles simples, comme la présence d’une référence, peuvent rester des règles du workflow.

Ajoute les exclusions : aucune promesse commerciale, aucun changement de statut et aucun envoi tant que ces actions ne font pas partie du périmètre validé.

Le guide assistant, workflow ou agent IA aide à choisir la place de l’IA. Une architecture lisible peut combiner des étapes déterminées à l’avance et une aide du modèle sur certaines tâches.

Séparer les sources et les outils d’action

Une source sert à retrouver une information. Un outil d’action sert à créer ou modifier quelque chose. Dessine ces deux rôles séparément, même si un même logiciel propose les deux.

Pour chaque connexion, note les données accessibles, les opérations permises et le résultat retourné. Une recherche documentaire n’exige pas de pouvoir effacer des fichiers. La préparation d’une tâche n’exige pas sa création immédiate dans le logiciel métier.

La question de ce que le système conserve entre les demandes est traitée dans le guide sur la mémoire et le contexte. Garde une source de référence clairement désignée pour le statut d’un dossier.

Placer les validations et les conditions d’arrêt

Définis les cas qui passent à une personne : données absentes, sources contradictoires, demande hors périmètre ou action engageante. Indique qui reçoit le dossier et quelles informations lui sont transmises.

Les permissions doivent être appliquées dans les outils et leurs contrôles d’accès. Une phrase demandant à l’agent de rester prudent ne remplace pas une restriction technique.

Le cadre européen de l’IA distingue les exigences selon les risques des usages. Une représentation du processus ne suffit pas à classer juridiquement ton projet ; les décisions sensibles demandent une revue adaptée.

Prévoir les traces et les échecs

Choisis les traces nécessaires pour comprendre une exécution : référence de demande, version du système, sources utilisées, actions proposées, validation et résultat. Limite les données conservées à ce qui sert réellement au suivi.

Dessine aussi le chemin d’échec. Si un outil ne répond pas, la demande doit garder un état compréhensible. Évite qu’une nouvelle tentative crée deux fois la même tâche ou laisse croire qu’une action a réussi.

Un responsable doit pouvoir suspendre le traitement, retrouver les dossiers concernés et reprendre le travail habituel. Ces mécanismes font partie du cadrage initial.

Un exemple d’architecture minimale

Exemple pédagogique : réception du formulaire → contrôle des champs → recherche dans une base autorisée → préparation d’une fiche avec sources → revue humaine → création d’une tâche après validation.

Pour chaque flèche, précise ce qui est transmis et ce qui peut bloquer l’étape suivante. Fais relire le dessin par la personne qui réalise aujourd’hui la tâche : elle repérera souvent une exception ou une validation oubliée.

Ce schéma sert à préparer le prototype. Il devra ensuite être complété par les détails techniques, les tests et les règles de fonctionnement propres aux logiciels retenus.

Pour aller plus loin

Sources et méthode

Cette architecture est une méthode de cadrage proposée par Richa, sans imposer une technologie. Le rappel réglementaire renvoie à la présentation de la Commission européenne consultée le 19 octobre 2026 et ne constitue pas une qualification juridique du projet.

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